EuroMedAI soumet sa contribution au premier Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA
En amont du premier Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA, organisé à Genève, EuroMedAI a déposé une contribution écrite affirmant que la réduction de la fracture de l'IA est une condition de légitimité de la gouvernance mondiale.

EuroMedAI a déposé une contribution écrite au premier Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’IA, qui se tiendra à Genève les 6 et 7 juillet 2026. Rédigée le 29 avril et publiée le 10 mai 2026, cette contribution répond à l’ensemble des questions de consultation publiées dans le cadre de la résolution 79/325 de l’Assemblée générale.
Notre contribution part d’une position que peu de régions occupent aussi clairement : le pont euro-méditerranéen. Nous travaillons là où les rives nord, sud et est d’une même mer se rencontrent, dans une région qui ne se réduit ni au Nord global ni au Sud global. Depuis ce point d’observation, la contribution défend une idée centrale : réduire la fracture de l’IA est une condition préalable à une gouvernance mondiale légitime, et non une note de bas de page.
Ce que demande la contribution
- Un diagnostic commun fondé sur des données probantes. Le Dialogue devrait adopter une méthode partagée pour mesurer la situation réelle des pays, en s’appuyant sur le cadre de maturité de l’IA du Secrétaire général des Nations Unies (A/79/966), que nous avons opérationnalisé pour neuf pays du sud de la Méditerranée dans notre rapport Bridging the AI Divide.
- Un socle de capacités, financé. Il faut reconnaître un minimum irréductible de capacités dont chaque État a besoin, avec des instruments concrets : un hub de calcul partagé pour le sud de la Méditerranée, ancré dans des actifs existants comme BA-HPC en Égypte et le supercalculateur Toubkal au Maroc, ainsi qu’un Fonds méditerranéen pour l’IA accompagné de crédits de calcul.
- Un forum ouvert et responsable. Comme nous l’avons affirmé dans notre déclaration sur la résolution 79/325, le Dialogue mondial doit être un forum ouvert, non une réunion à huis clos, avec un registre public des engagements et un cycle de suivi fixe.
- Une inclusion multilingue. Les cadres de gouvernance doivent tenir compte de l’arabe, de ses dialectes, du tamazight, du kabyle et d’autres langues peu dotées, ainsi que des acteurs territoriaux, des jeunes et des femmes trop souvent absents des espaces de décision.
Quatre priorités thématiques
Parmi les sept thèmes de la résolution 79/325, la contribution retient : une IA sûre, sécurisée et digne de confiance ; le renforcement des capacités en IA ; les implications sociales, économiques, culturelles et linguistiques de l’IA ; et l’interopérabilité des approches de gouvernance, avec la protection et la promotion des droits humains comme socle transversal.
Chaque position s’appuie sur le travail d’EuroMedAI, de FMIA 2025 à Tunis et de nos engagements avec l’Union pour la Méditerranée, jusqu’à notre dialogue sur le financement dans le cadre de Barcelona+30, notre webinaire sur le journalisme et l’intégrité de l’information, et notre renforcement des capacités en sécurité numérique avec des acteurs territoriaux marocains.
Lire la contribution complète : Contribution d’EuroMedAI au premier Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’IA, publiée dans notre collection Recherche, où les dix réponses de consultation sont présentées en détail.
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